En salles – Hirune Hime, Rêves éveillés de Kamiyama Kenji (sortie le 12/07/2017)

Présent cette année au Japan expo, le cinéaste Kamiyama Kenji a une double actualité en France. D’abord la ressortie en haute définition de sa série Ghost in the shell : Stand Alone Complex, prolongement haletant et passionnant des œuvres développées en manga et anime par Shirow Masamune et Oshii Mamoru. L’autre événement est la sortie en salle de son long métrage d’animation Hirune hime : Rêves éveillées. Le film aura la lourde tache d’occuper la case estivale et d’offrir une réelle alternative aux mastodontes US. A t-il seulement les épaules suffisamment large ?

FCCF 2017 – Journey to the West: The Demons Strike Back de Tsui Hark

Il existe des films qui relèvent tant du fantasme de cinéphile qu’il faudrait un alignement des astres pour que ce rêve devienne réalité. On ne sait quelle divinité fut louée, toujours est-il qu’un de ces rares événements a bien eu lieu. Le Roi de la comédie cantonnaise s’est offert les services du Dieu du cinéma chinois pour mettre en scène l’un des fleurons de la littérature populaire chinoise. Ainsi naquit Journey to the West: The Demons Strike Back que l’on a pu découvrir lors de la 7e édition du Festival du Cinéma Chinois en France (FCCF) !

Entretien avec Tomita Katsuya pour Bangkok Nites (avants-premières et rétrospéctive en juillet)

Tomita Katsuya avait marqué les esprits en 2012 avec son film Saudade, devenant ainsi le fer de lance d’une nouvelle génération de cinéastes indépendants au Japon. Il nous revient cinq ans plus tard, avec un nouveau film, Bangkok Nites, consacré à une population immigrée sauf que cette fois-ci, il s’agit d’une partie la communauté japonaise qui occupe un quartier chaud de Bangkok. Dans ce nouveau long métrage, le réalisateur fait un état des lieux de la Thaïlande au travers de ces femmes prostituées et livre un film riche et troublant sur les réalités économiques et morales du pays avec une sensibilité emprunt de rêveries.

En salles – Baahubali 2: The conclusion de S. S Rajamouli (Sortie le 28/04/2017)

C’est en 2015, à la 21ème édition de L’Étrange Festival, alors que nous arrivions enfin au bout de notre marathon cinéphile de pellicules déviantes, nous fûmes récompensés par l’équipe de programmation qui avait préparé un bouquet final qui restera dans les annales. Sans trop de conviction, nous nous étions rendus à cette séance de clôture et rien ne nous avait préparé au choc Baahubali. Le film nous avait, en l’espace de 2h30, rassasiés de tous les rendez-vous manqués avec les films à grand spectacle hollywoodiens qui faisaient triste mine cette année-là. Le nom de ce nouvel héros indien – enfin, nouveau pour les profanes – avait donné un autre sens au mot épique. C’est peu dire que nous étions impatients de découvrir le deuxième et ultime volet de cette saga mythique. Et c’est avec un peu d’avance sur nos calendriers que nous avons pu le découvrir. Le moment est de savoir si S. S. Rajamouli est parvenu à transformer l’essai.

BIFFF 2017 – Critique The Mermaid de Stephen Chow

Stephen Chow est un cinéaste à part dans nos contrées. Découvert en grandes pompes grâce à sa comédie footbalistique Shaolin Soccer (2001 – 660 000 entrées salles), succès qui en entraîna logiquement une poignée d’autres, plus modestes, avec les exploitations successives de Crazy Kung-fu et CJ7. On attendait donc avec enthousiasme cet effet de rebond qui aurait dû garnir les rayonnages de nos magasins culturels des nombreux inédits du bonhomme. A de rares exceptions près (un coffret HK et Bons baisers de Pékin), sa filmographie demeure malheureusement quasi inconnue chez nous. La faute incombant en partie à ces vauriens de Weinstein qui, non contents de charcuter les films qu’ils exploitent, s’étaient octroyés au passage les droits à l’international de classique tels que King of Comedy et God Of Cookery dans le but d’en réaliser des remakes US.

CONTRE – Ghost in the Shell de Rupert Sanders : Empty shell

Au temps du règne des super-héros sur les grands écrans, deux royaumes disposaient des licences les plus lucratives et se disputaient sans pitié les parts de marché. Ne restaient pour les autres que de miettes. Dreamworks, le studio de Steven Spielberg, voyant que tous les champions américains étaient déjà sous contrat, se tourna vers le Japon, pays qui détient une richesse considérable de joyaux de la bande-dessinée que l’on prénomme manga. L’un des plus réputés, connu autrefois une certaine renommée sur les terres de L’oncle Sam, sous sa forme animée. Un film d’action cyber-punk aux forts accents philosophiques qui inspira, il y a vingt ans déjà, la célèbre trilogie matrixienne. Cette œuvre visionnaire adoubée par le grand James Cameron sort cette semaine dans les salles de cinéma sous la forme d’un blockbuster yankee. Nous avons pu juger de la greffe de ce classique de la SF dans sa nouvelle enveloppe. Voici donc les résultats de ce crash-test.

Le film de la semaine -The Man On High Heels de Jang Jin en vidéo (Blu-Ray / DVD) : critique & Entretien

C’est l’un de nous coup de cœur cinéma de l’an passé : le trans-genre Man On High Heels de l’éclectique et génial Jang Jin arrive en COMBO (Blu-ray + DVD) le 9 mars ! L’occasion de revenir sur un film hors-norme en vous présentant cette sortie en compagnie de son réalisateur : critique et entretien !

Kinotayo 2017 – Entretien avec Yoshida Keisuke (Hime-anole)

Hime-anole a été à coup sûr l’une des bonnes découvertes faites en festival au cours de l’année 2016. Présenté à l’Étrange Festival, ce petit film japonais dont jusqu’ici tout le monde ignorait jusqu’au nom de son auteur en a surpris plus d’un. Drôle, sensible, glaçant et vraiment pervers, le film parvient à faire quelques chose de rare sur un écran aujourd’hui, un mélange vraiment habile de deux genres cinématographiques que tout oppose : la comédie romantique et le thriller horrifique. Pas étonnant non plus de retrouver à l’origine du projet le mangaka Furuya Minoru, déjà auteur du Himizu adapté à l’écran par Sion Sono dont l’œuvre est injustement boudée par les maisons d’éditions françaises de manga. Il est temps de parer à cette injustice et de faire connaissance avec cet étonnant cinéaste que nous avons rencontré en début d’année à l’occasion du Festival Kinotayo.

FICA 2017 – Les Délices de Tokyo de Kawase Naomi – Le Japon se met à table (Vesoul)

Cinéaste japonaise découverte au Festival de Cannes en remportant la Caméra d’Or pour son long métrage Moe no Suzaku en 1997, Kawase Naomi est revenue tout juste un an après avoir présenté le très beau Still The Water, avec Les Délices de Tokyo (aka A/N) un film qui, sous son apparence modeste, révèle en cours de visionnage des saveurs inattendues. À (re)découvrir au 23ème Festival International des Cinémas d’Asie (FICA) de Vesoul dans la programmation Le Japon se met à table !

FFCP 2016 – Entretien avec Lee Kyoung-mi pour The Truth Beneath

Cette année encore, le FFCP (Festival du Film Coréen à Paris) a fait honneur aux femmes réalisatrices coréennes. Largement représentées au fil des éditions, nous avons pu constater l’importance de ces artistes et de la diversité de points et de thèmes qu’elles apportent au sein de cette industrie cinématographique à force de talent et de persévérance. Et c’est donc sans grande surprise que le prix du public inaugural fut décerné à Lee Kyoung-mi pour son excellent thriller The Truth Beneath. Encore inconnue du grand public en France, cette talentueuse réalisatrice a fait ses débuts comme assistante de Park Chan-wook sur Lady Vengeance, et elle a réalisé son premier long métrage en 2008 Crush and Blush, co-écrit et produit par son mentor. Récompensée au Blue Dragon Film Awards en 2008 comme meilleure nouvelle réalisatrice, elle revient huit ans plus tard avec The Truth Beneath et confirme avec brio son statut d’auteure à suivre.